lundi 14 juillet 2014

Partagez vos textes et poèmes - Nu, devant le miroir

Nu, devant le miroir, 
Un corps, un visage, un regard. 
Le silence et le battement du cœur, veulent dire quelque chose, 
Mais une pensée incomprise follement crie, je ne sais la cause. 
De l’autre côté du miroir, 
Il contemple mon visage ignorant, 
Il voudrait sortir me parler, me faire savoir, 
Me faire croire. 
" Sortir, sortir ‘’, 
Criait-il. 
Nu, 
Je cherche l’homme au costume noir, sans figure, 
Je voudrais lui parler de cette blancheur, 
Cette feuille vide, ce stylo sans encre et ce vieil auteur obscur. 
Il pleut ! 
disait-il avec un soupir, 
Il contemple mes pensées, il aime me lire, 
Il aime regarder à travers moi, ce que je ne vois pas, 
Ce que je ne comprends pas. 
‘’ Sortir, sortir ‘’, 
criait-il, 
Nu, 
Devant le sourire venin de la fameuse vérité, 
Devant sa force, son grand couteau dans ma gorge est toujours planté, 
Devant mes mensonges dits avec une grande certitude, quel menteur, je suis ! 
Devant mes mains sales et cette partie de moi si pourrie, 
Quel monstre tu es ! Laisse-moi sortir, il crie.
 Laisse sortir la grande partie, qui à tout moment est prête à exploser. 
Laisse sortir la colère, 
L’enfant qui brûlait les têtes de ses poupées jusqu'à ce qu’elles fondent. 
Laisse sortir ce que tu ne peux supporter et le côté sombre qui te hante.
Nu, j’entends une prière d’un monstre,
 Il souhaite qu’on se voie, qu’on se rencontre. 


Khalid EL Morabethi

Maroc / Oujda




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Je suis Khalid EL Morabethi, né le 10 juillet 1994 à Oujda au Maroc.  J’ai commencé à écrire dès l'âge de 12 ans.

J’aime écrire, l’écriture c’est ma vie. Parfois j’écris les mêmes phrases, les mêmes mots mais surtout pas les mêmes sentiments.

Je veux juste écrire un message mais il me faut juste cette chose, ce stylo d’or, cette force, cette voix, cette muse du ciel. 

2 commentaires:

  1. Beau texte d'introspection telle qu'elle peut effectivement se passer lorsque l'on a soudain un regard froid sur le visage que l'on porte.
    En première lecture, je trouvais ce poème comme un vagabondage un peu erratique et puis, pourquoi pas après tout, si c'est comme cela que ça se passe.
    Je suis dissimulateur ou pudique ou cachottier, aussi n'emploierais-je pas (toujours) de mots aussi directs que les tiens.
    Mais on sent le travail et la maîtrise dans l'élaguage des idées et la façon de les décrire.

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  2. Un beau texte, éloquent pour ceux qui ont des démons en eux , ont la "chance" de s'en rendre compte et de les décrire pour les expurger...

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